Hideaki Anno, animation et des pressions

Des robots géants, des adolescents et des accidents vous attendent au tournant dans l’imaginaire de ce monstre sacré de l’animation japonaise.

L’animation japonaise n’a jamais été un long fleuve tranquille. Elle est faite d’ères, de remous et de chocs qui l’ont façonnée au fil des ans. Je vous propose aujourd’hui de revenir sur l’un des plus gros cataclysmes que l’animation japonaise aie connu, mais surtout de découvrir l’homme à l’origine de tout cela : Hideaki Anno, créateur entre autres de Nadia, le secret de l’eau bleue et surtout Evangelion.

 

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La communauté de l’Anno

Hideaki Anno est né le 22 mai 1960 à Ube au Japon. Durant son enfance, il se découvre une passion pour les animes, les mangas et les Tokusatsu, des séries télévisées japonaises riches en effets spéciaux dont le Kaiju (films de monstres dont Godzilla est le représentant le plus connu) est un genre dérivé. Cette passion pour les animes et les mangas le poussera naturellement à s’intéresser au dessin, rejoignant le club d’art au lycée.

À 20 ans il entre au département cinéma du Osaka College of Art où il fait la rencontre de Yamaga Hiroyuki avec qui il fondera quelques années plus tard le célèbre studio d’animation Gainax. Au cours de la même année, il dépense toutes ses économies dans l’achat d’une caméra 8mm avec laquelle il réalisera son tout premier court-métrage : une parodie d’Ultraman. Dans celui-ci, Yamaga Hiroyuki campe le rôle du héros et se voit remplacer par Anno lui-même quand il se transforme en Ultraman, à la petite différence qu’il n’a pas de masque. L’année suivante, il réalise un deuxième court intitulé Ultraman Deluxe avec lequel il gagnera la cinquième place du concours de son école.

Au début des années 80, il travaille dans l’animation et conçoit le design d’un court-métrage dirigé par son ami Yamaga, faisant l’ouverture d’une convention annuelle japonaise de science-fiction : la Daicon 3.

Après avoir réalisé quelques films auto-financés, il décide qu’il est temps pour lui de prendre le large et cherche activement du travail à Tokyo. En 1984, il est embauché comme animateur clé par le célèbre réalisateur Hayao Miyazaki pour son film d’animation Nausicaä de la vallée du vent. La façon dont il a été embauché est d’ailleurs assez singulière ; en effet, durant la production du film, Hayao Miyazaki s’est retrouvé en manque de personnel et décida donc de lancer un appel d’offres dans le magasine Animage, dont le rédacteur en chef de l’époque était un grand collaborateur du réalisateur.

Anno, ayant eu vent de cette annonce, s’est empressé de se rendre à Tokyo pour y présenter ses dessins à Miyazaki, qui lui confia l’animation de la scène du soldat géant qui revient à la vie dans Nausicaä de la vallée du vent. Il travaillera, toujours la même année, sur le film d’animation (attention retenez bien votre souffle) Super Dimension Fortress Macross: Do You Remember Love ? qui est une réinterprétation de la série d’origine, devenant par la même occasion la base de toutes les séries suivantes.

 

 

Alice a mis l’Anno

Fin 1984, Hideaki Anno et Yamaga Hiroyuki se font remarquer par Bandai, alors à la recherche de nouveaux talents, grâce à leur nouveau court-métrage réalisé pour la Daicon 4. L’entreprise souhaite leur confier la réalisation et la production d’un long-métrage Les Ailes d’Honnéamise, film de science-fiction prenant place dans un monde alternatif où l’homme n’est pas encore allé dans l’espace. Les deux compères acceptent et décident de fonder par la même occasion le studio Gainax. À noter qu’Anno n’est pas réalisateur sur ce film mais plutôt directeur de l’animation.

Le budget du long-métrage atteint des sommes astronomiques, si bien qu’il est à l’époque l’un des films d’animation les plus coûteux jamais produits au Japon. Malheureusement à sa sortie en 1987 le succès est mitigé et met en danger le tout jeune studio alors fragile. Cependant la Gainax tient bon et débute la production de ce qui allait devenir son tout premier succès : Gunbuster , où une jeune adolescente de 16 ans intègre une école de pilotage de robot. Cette série d’animation est composée de six OAV (six courts-métrages) et cette fois Anno en est le réalisateur, il s’agit donc ici de sa première vraie réalisation d’envergure et il fait face à de nombreuses situations qu’il n’avait encore jamais rencontrées.

La série aborde différents thèmes comme la vengeance (le personnage principal Noriko Takaya a perdu son père, officier spatial tué par des extraterrestres) et l’utilisation de termes purement scientifiques comme le « Paradoxe des jumeaux » qui traite de la différence de l’écoulement du temps entre une personne restée sur Terre et une autre ayant fait un aller-retour à la vitesse de la lumière dans l’espace. Je vous encourage d’ailleurs à aller jeter un œil à Interstellar de Christopher Nolan qui en a fait un de ces thèmes principaux. Gunbuster est un succès critique et commercial lors de sa diffusion en 1988 et permet au studio d’obtenir la reconnaissance de la presse spécialisée.

 

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Annother perdues

C’est pendant la production de Gunbuster qu’Anno commence son deuxième projet de réalisation : Nadia, le secret de l’eau bleue. Un projet assez ancien puisque les origines de la série remontent aux années 1970 alors que Hayao Miyazaki travaille pour la Toho à la création de nouvelles séries d’animation. L’une de ses séries devait s’inspirer de Vingt mille lieues sous les mers de Jules Vernes. Titrée Autour du monde, sous la mer la série devait être centrée sur deux orphelins faisant équipe avec le capitaine Nemo à bord du Nautilus. Elle ne fut malheureusement jamais produite mais les droits furent conservés par la Toho. Ce n’est qu’en 1989 que le studio Gainax est choisi afin de développer et produire une œuvre à partir de l’idée de Miyazaki. Bien que le synopsis de départ fut conservé, le studio y apporta sa petite touche personnelle.

Toujours inspiré par le roman de Jules Verne, l’histoire suit Jean, un inventeur surdoué et Nadia, une jeune acrobate à la recherche d’informations sur ses origines. Alors que les deux protagonistes s’envolent vers l’Afrique à bord du prototype d’avion de Jean, ils s’échouent dans l’Atlantique mais sont heureusement sauvés par le sous-marin Nautilus. La série aborde différents thèmes comme les nouvelles technologies, la science, la mythologie, la philosophie et n’hésite pas à questionner le spectateur sur la place de plus en plus importante que prend  la technologie, en opposition avec la nature et les sentiments.

Nadia, le secret de l’eau bleue est diffusée de 1990 à 1991 et connaît un important succès au Japon, recevant la même année le titre de « Série du siècle ». Le personnage de Nadia classé « Meilleur personnage féminin de tous les temps », détrône ainsi le personnage de Nausicaä du film de Hayao Miyazaki, par le magasine Animage en 1991. Malheureusement tout n’est pas rose lors de la production de la série.

Initialement prévue en trente épisodes, neuf furent finalement ajoutés au milieu de l’anime. Ces épisodes causèrent un dépassement du budget initialement prévu, si bien que la Gainax décida de sous-traiter l’animation à d’autres studios japonais et coréens, en résultera une baisse de qualité en comparaison avec les autres épisodes. De plus Hideaki Anno laisse sa place de réalisateur à Shinji Higuchi qui était directeur de l’animation sur Gunbuster et ami du réalisateur. À noter qu’un film dont l’action prend place après la fin de la série a été produit. Il n’est pas réalisé par Hideaki Anno et n’est pas vu d’un très bon œil par les fans.

 

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Par Anno

L’après Nadia n’est pas des plus heureux pour Anno qui multiplie les projets et collaborations qui ne verront malheureusement jamais le jour. Tout cela épuise petit à petit toute sa motivation. Il sombre alors dans une profonde déprime et tente plusieurs fois de se donner la mort car il est atteint de ce qu’on appelle un trouble borderline.

Ce n’est qu’au bout de deux ans et d’un long travail sur lui-même qu’il se rétablit et peut se remettre en selle. Et ça tombe bien car la Gainax lui propose de développer un projet original. Les seuls éléments qui lui sont imposés sont tout d’abord que la série fasse partie du genre Mecha (genre de science-fiction mettant en scène des personnages utilisant ou incarnant des armures robotisées, généralement de forme humanoïde) et que le protagoniste principal soit un adolescent. Il mettra au total près de deux ans à imaginer le monde dans lequel la série se déroule, avant que finalement, le 4 octobre 1995, le premier épisode de la série soit diffusée sur TV Tokyo.

La série Neon Genesis Evangelion se déroule en 2015, soit quinze ans après qu’une gigantesque explosion en Antarctique ait provoqué un cataclysme qui dévasta une grande partie de la planète. Les autorités déclarèrent la chute d’un astéroïde comme cause de cette explosion. En 2015 donc, l’humanité a surmonté cette tragédie (appelée le Second Impact) mais de mystérieuses créatures qu’on nomme les Anges font leur apparition et tentent de détruire Tokyo-3, la nouvelle capitale et forteresse du Japon bâtie après le Second impact.

Pour les combattre, l’organisation secrète NERV a mis au point une arme ultime, l’Evangelion ou EVA, géant anthropoïde piloté comme une simple machine, mais en réalité créature bien mystérieuse. Shinji Ikari, quatorze ans, se rend à Tokyo-3 sur invitation de son père, qu’il n’a pas revu depuis 10 ans. Il est alors loin de se douter qu’il sera impliqué dans un conflit qui pourrait bien signifier la fin de l’humanité quoi qu’il arrive…

Le succès de la série est immédiat et déchaîne les passions. Elle est louée pour la qualité de son animation et ses scènes d’action révolutionnaires, à l’époque où les animés du genre se cantonnent à une réalisation classique et plutôt statique. Le mot culte ne suffit pas à définir la place gigantesque de cette œuvre dans l’Histoire de l’animation japonaise.

 

 

Les Annonymes

La série ne doit pas uniquement son succès à sa réalisation riche d’un scénario sophistiqué : elle commence comme un animé de mecha classique pour finalement s’aventurer dans l’introspection absolue. Anno y traite plusieurs thèmes et surtout celui de la psychologie. La série contient de nombreuses références à des concepts freudiens comme la libido ou le Dilemme du Hérisson, concept d‘Arthur Shopenhauer utilisé pour définir Shinji Ikari, le personnage principal. D’ailleurs, chacun des trois personnages principaux est la représentation d’une théorie du neurobiologiste Henri Laborit qui dit que confronté à une épreuve, l’homme ne dispose que de trois choix : combattre (le personnage de Asuka), ne rien faire (Rei) ou fuir (Shinji).

La série contient aussi beaucoup de références à la religion, à commencer par son titre choisi par Anno qui, après avoir lu la Genèse de la Bible, décide d’en écrire la suite, ce qui donne la Nouvelle Genèse de l’Evangile ou Neon Genesis Evangelion. Il y a aussi tout au long de la série de nombreuses références à la religion chrétienne, des allusions visuelles comme des croix qui apparaissent après les explosions mais sont aussi cités des éléments tirés directement de celle-ci comme la Lance de Longinus, les manuscrits de la mer Morte, Adam ou encore les Anges, ennemis dans la série dont les noms sont tous tirés de l’Ancien Testament.

Tous ces éléments combinés ont permis à cette œuvre de connaître un très grand succès, aussi bien au Japon qu’en Europe et aux États-Unis. Tout semblait aller pour le mieux, mais un problème de taille n’allait pas tarder à assombrir le tout. Une qualité d’animation excellente et des scènes d’action innovantes coûtent très cher et le budget de la série ne tarde pas à fondre comme neige au soleil. La production fait comme elle peut, avec un usage fréquent de plans fixes et de plans où la bouche des personnages est recouverte par un objet afin de ne pas à avoir animer encore plus de choses. Malheureusement, cela ne résout pas le problème du budget, les caisses sont vides et la Gainax demande donc à Anno de réécrire totalement la fin qu’il avait en tête, jugée trop coûteuse et le laisse avec presque rien pour terminer son histoire. Il en résulte deux épisodes à l’animation rudimentaire, aux images épurées se rapprochant du genre « expérimental » et une fin abstraite où Anno essaie tant bien que mal de représenter sa dépression et son combat pour en sortir.

La fin déstabilise beaucoup de spectateurs, aussi bien de part sa forme que par le message qui y est assez maladroitement inséré, le studio recevant même des menaces de mort de la part de certains fans (d’une stupidité sans nom). Un an plus tard, devant l’insistance des fans, les films Death & Rebirth et The End of Evangelion permettent à Hideki Anno de réaliser enfin la conclusion qu’il avait prévue initialement pour la série, bouclant la boucle.

 

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Il est à qui l’Anno ?

Propulsé star de l’animation japonaise et souvent cité comme ayant révolutionné le monde de la japanime, Anno ne prend cependant pas la grosse tête. Alors que Neon Genesis Evangelion est achevé avec le film The End of Evangelion, le réalisateur passe six mois à voyager. Il erre sans but et passe ses journées à se promener, si bien que la dépression n’est pas loin de pointer le bout de son nez. Heureusement, grâce au soutien de ses amis et de ses collègues, il reprend espoir et est alors prêt à retravailler.

La Gainax lui propose alors en 1998 de réaliser l’adaptation du manga Kareshi kanojo no jijô (Entre Elle et Lui en version française) alors très célèbre au Japon, qui raconte l’histoire de Yukino, une jeune fille modèle, du moins en apparence. Élève studieuse à l’école mais se révélant égoïste et manipulatrice une fois chez elle. Anno accepte et se met au travail. Cependant, après seulement treize épisodes sur vingt-six, il quitte son poste. La cause de cet abandon serait un différend artistique avec l’auteur du manga. Il quitte carrément le studio Gainax dans la foulée.

La même année, il retourne à sa première passion : le film-live (avec de vrais acteurs). Il réalise son premier long-métrage, Love & Pop, adapté du roman éponyme de Ryû Murakami dans lequel quatre amies adolescentes pratiquent le Enjo kōsai. Des adolescentes (souvent lycéennes) sont payées par des hommes plus âgés pour les accompagner et parfois même se prostituer. Le film a de particulier qu’il a été tourné au caméscope numérique, permettant des plans atypiques du fait qu’il soit bien moins encombrant que des caméras classique. Il est plutôt bien reçu et les critiques soulignent le fait qu’il ose traiter d’un problème de société tabou au Japon tout en saluant les différents questionnements du film sur la valeur de soi, le respect et l’amitié.

 

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Anno, risques et périls

En 2000, Anno retourne à la réalisation pour un second long-métrage : Shiki-Jitsu. Cette fois tourné en 35mm, l’artiste délivre un film maîtrisé avec une esthétique bien plus aboutie que sa précédente réalisation. Basé sur un roman de Fumiko Fujitani, il raconte les destins d’un réalisateur introverti et d’une fille paumée et un peu dérangée qui s’entrecroisent. Le réalisateur y évoque d’ailleurs le trouble borderline dont il a souffert à travers le personnage de la jeune femme, avec tout ce qui le constitue comme la peur de l’abandon, l’absence de confiance en soi et la sur-implication émotive, ce qui en fait un film très personnel. S’étant éloigné de la Gainax, c’est le studio Ghibli qui produit ses films.

Le 26 mars 2002, Hideaki Anno se marie avec Moyoko Anno, une mangaka et écrivain. Cette relation lui apporte la stabilité dont il avait besoin. Requinqué, il retrouve alors la Gainax en 2004 pour qui il réalise l’adaptation cinématographique de la série d’animation Cutey Honey, culte au Japon. L’anime raconte les péripéties de la jeune Honey Kisaragi dans sa lutte contre une organisation criminelle dénommée Panther Claw. Anno adapte l’anime le plus fidèlement possible, jusqu’à transposer tels quels les différents événements dont ils sont issus, ce qui donne un aspect loufoque au film.

 

 

Un Anno pour les lier

En 2006, après deux années de calme où le réalisateur apparaît quand même dans quelques films et s’intéresse un peu aux productions télévisuelles, Anno fonde le studio Khara. L’objectif de cette nouvelle structure est de produire le tout nouveau projet de son fondateur : Rebuild of Evangelion. Comme son nom l’indique il s’agit ici de reconstruire Neon Genesis Evangelion à l’aide des nouvelles technologies à disposition, pas en série cette fois mais plutôt en une tétralogie de films. Mais le projet « Rebuild » est aussi pour Anno une chance de pouvoir réécrire son œuvre de bout en bout, et comme il l’entend, aussi bien par l’ajout de personnages que de modifications plus ou moins grandes sur le scénario.

Néanmoins, le studio Gainax n’est pas impliqué et donc, quelques mois avant la création de Khara, Anno quitte officiellement le studio dont il était un membre fondateur. Il expliquera lors d’interviews que cet éloignement lui permet de repartir de zéro, sans regrets, et de regarder vers l’avenir. Malgré tout, l’équipe à l’œuvre sur la série originale l’a rejoint ainsi que de nouveaux collaborateurs.

Evangelion 1.0 sort en 2007 dans les salles obscures au Japon et lance officiellement du point de vue du public le projet « Rebuild », reprenant à peu de choses près les premiers épisodes de la série, disposant néanmoins d’une animation à la hauteur des espérances. Deux ans plus tard sort la suite Evangelion 2.0, le film suit toujours les personnages du premier mais cette fois laisse apparaître des variations au niveau de l’histoire. Ajout de personnages, événements différents de ceux de la série et une fin abrupte, laissant les spectateurs (et les fans) sur leur faim.

Attente d’autant plus difficile que le troisième épisode ne sort que trois ans plus tard, en 2012. Evangelion 3.0 ne fait pas l’unanimité, en cause l’histoire qui prend une direction très surprenante, s’éloignant énormément de la trame originale mais aussi un rythme beaucoup plus contemplatif comparé à ses prédécesseurs. D’un point de vue technique, ce 3.0 dépasse toutes les espérances, l’animation est éblouissante et la direction artistique de haute volée. Une scène post générique fait son apparition dans Evangelion 3.0, y annonçant le quatrième film mystérieusement intitulé Evangelion 3.0 + 1.0.

 

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L’âme Anno negra

Près de trois années passent sans qu’aucune information ne soit divulguée à propos du quatrième et dernier épisode « Rebuild », mis à part quelques bruits de couloirs peu encourageants. Des rumeurs disent que la production du film n’a même pas commencé et que le studio est au point mort. C’est le premier avril (et ce n’est pas une blague) que Hideaki Anno publie une lettre ouverte sur le site officiel d’Evangelion, dans laquelle il explique être retombé en dépression peu de temps après la sortie du troisième épisode. Il explique aussi avoir été approché par la Toho en 2014 afin de réaliser le prochain film Godzilla et avoir d’abord refusé.

C’est cependant après avoir participé au tout dernier film de Hayao Miyazaki Le Vent se Lève, en tant que doubleur du personnage principal, qu’il sort enfin de sa dépression, avec l’envie de reprendre le travail. Il accepte finalement l’offre de la Toho qui entre temps a aussi offert le poste de réalisateur à Shinji Higuchi, celui-là même qui réalisa quelques épisodes de Nadia, le secret de l’eau bleue, un vieil ami du papa d’Evangelion et plus récemment réalisateur de l’adaptation cinématographique du manga L’attaque des Titans. Ils réaliseront donc le film tous les deux, intitulé Shin Godzilla (Godzilla Resurgence en Occident) qui présente les nouvelles péripéties du plus célèbre des monstres géant. Le film est sorti le 29 juillet 2016 au Japon et est finalement sorti un peu partout sauf bien sûr en France.

Mais dans sa lettre, Hideaki Anno fait aussi mention de Evangelion 3.0 + 1.0. Il demande aux fans encore un peu de patience et explique travailler d’arrache-pied dessus, afin de conclure comme il se doit la reconstruction de son œuvre la plus célèbre, l’œuvre de toute sa vie.

 

Que dire de plus sur ce grand monsieur de l’animation ? Un réalisateur compliqué mais qui s’investit entièrement dans sa passion, quelqu’un qui met beaucoup de lui dans ses œuvres et qui, malgré tout, est resté le même après toutes ses années. Fidèle à ses convictions, il a apposé son empreinte sur toute l’animation japonaise. 

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